
Comment on la rejoint?
Devant son entrée d’immeuble, on sonne. On attend quelques secondes. Notre téléphone vibre enfin : c’est Jade. Elle nous répond à l’intercom, nous déverrouille la porte… et nous voilà enfin de l’autre côté, direction l’ascenseur.
Si vous vous posiez la question, alors oui, c’est son processus de filtrage habituel.
Jade connecte facilement avec beaucoup de gens, mais pour passer la porte d’entrée (au sens propre comme au figuré) il faut faire un minimum ses preuves. Pas de raccourci possible. Même logique chez Casa, où la chimie est primordiale. Quand on passe autant de temps ensemble, bien s’entendre, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité.
Bonne nouvelle pour nous : aujourd’hui, on a passé le test.

La première chose qu’on remarque n’est en fait pas une chose au sens matériel. C’est plus une impression.
Un bâton d’encens brûle doucement. La lumière est tamisée. Les lumières de plafond? Absolument interdites. Carrément criminels, nous dit-elle. La trame sonore? Du jazz, bien entendu.
Tout est prêt. Comme si elle nous attendait depuis des heures. Et honnêtement, ça ne nous surprend pas. Jade aime créer des moments. Elle pense à ce que les gens vont ressentir, à ce dont ils auront besoin, aux questions qu’ils poseront, et s’en occupe avant même qu’ils aient à le demander. Autrement dit, notre hôte est prête pour nous.

Salut Jade, merci de nous recevoir! D’abord, qu’est-ce qu’on trouve près de la porte d’entrée?
Mon bar cart! J’adore thrifter des verres dépareillés, comme ça tout le monde peut choisir celui qui lui plait le plus. Tu verras aussi l’une des nombreuses plantes que je prends soin d’entretenir, et une des nombreuses œuvres encadrées un peu partout (majoritairement des photos vintage).
Pendant qu’on s’installe, raconte-nous tes matinées classiques.
Avec plaisir! Vous aurez le temps de souffler, parce que je suis vraiment du genre 5–9 avant mon 9–5. J’aime me consacrer mes matins, plutôt que de simplement me lever pour travailler. Je lis, je fais mon skincare, je me cuisine un déjeuner… et quand je pars vers le bureau, j’ai l’impression qu’une bonne partie de ma journée m’a été dédiée.
Et à quelle heure quittes tu les parages?
Vers 17 h 30-17 h 45, et après des journées productives comme les miennes, c’est sans culpabilité, sans justification. Bye! C’est important pour moi d’avoir une vie en dehors de ma carrière et de poser des limites. Je rentre à pied, je me fais à souper (des pâtes, 95% du temps) et je le déguste en écoutant un podcast (Trisha est mon plaisir coupable) ou une série (en ce moment, Sex and the City est en rotation constante). C’est mon petit rituel classique pour décompresser.
Les fondations d’une bonne journée, selon toi, c’est quoi?
Rire, bouger, et avoir un hobby créatif, comme apprendre le crochet. Et réussir à planifier tout ça dans un joli agenda (si quelqu’un veut m’offrir celui-là, je ne dirais pas non, hihi).
Ok, on est prêts à faire le tour. Parle-nous d’abord de l’inspiration derrière ta déco.
J’adore tout ce qui est mid-century, un peu rétro, et j’ai un gros faible pour la photographie vintage. Mais honnêtement, tout ce qui a une direction créative forte a de bonnes chances de finir accroché sur mes murs.

Et qu’est-ce qu’il manquerait pour que ce soit la maison de tes rêves?
Hmm… laisse-moi réfléchir. Un sauna vapeur. ET un sauna sec. Une immense cuisine faite pour recevoir. Et peut-être un coin lecture dédié.
Si tu avais un autel, à qui le dédierais-tu?
Niveau marketing, Hailey Bieber et sa marque Rhode. Réponse “basic”, peut-être, mais je l’assume complètement. Je suis vraiment impressionnée par la façon dont elle a bâti un empire avec ses produits de beauté. Transformer un simple baume à lèvres en symbole de statut social, et avec lequel les gens veulent avant tout se photographier? Il faut l’avouer, c’est du marketing intelligent et réfléchi, et je respecte énormément ça.
Cette photo de bébé, c’est toi? Tu rêvais déjà de travailler en agence?
Pas du tout! Je voulais être prof. À un point tel que je donnais des cours à des élèves imaginaires, seule dans ma chambre… jusqu’à ce que je réalise que je souffre d’un trac monumental.
La psychologie a été une autre grande passion, mais après une journée carrière avec un psychanalyste, j’ai compris que c’était trop solitaire pour moi. J’avais besoin de quelque chose de plus dynamique, plus entouré. Je me suis donc réorientée vers le marketing et les affaires. Après tout, est-ce que ce n’est pas aussi une question de comprendre les besoins des gens?

Justement, de quoi ton 2026 sera entouré?
Mon vision board déborde, crois-moi. Des looks de travail cute. Une liste de lecture de plus en plus longue. Plus de temps pour bricoler. Planifier mes prochains voyages. Rafraîchir mon décor.
Le thème de l’année, c’est de me challenger pour continuer de grandir, et ce pas seulement dans mes compétences, mais aussi comme personne.
Et dans ta cuisine, quels projets mijotent?
Continuer de développer le département médias sociaux de Casa Media pour devenir de vrais leaders dans notre industrie. Mon but est que l’on devienne une référence, notamment quand il est question de créativité et de réactivité.
Une marque qui te fascine en ce moment?
Rhode, évidemment. Mais en restant dans la beauté, je trouve que Merit fait aussi un travail exceptionnel, autant sur ses réseaux sociaux que dans son branding global.
Si Casa ouvrait un nouveau bureau, où voudrais-tu qu’il se situe?
Paris. J’y suis allée à l’automne et mon cœur est resté là-bas. Ou Mallorca : plus de soleil, s’il vous plaît!

Et si tu étais un meuble, que serais-tu?
Des boîtes de rangement IKEA. Oui oui. Ça ne tape peut-être pas à l’œil, mais c’est essentiel, et ça rend la vie tellement plus simple.
Ou, surprise surprise, un diffuseur. Parce que j’aime contribuer à une ambiance calme et apaisante.
Avant de partir… on a une journée libre à Montréal. Tu nous suggères de faire quoi?
J’ai l’itinéraire parfait pour vous (copié-collé de ma journée idéale).
Commencez avec un matcha latte pistache glacé chez Barbara. Continuez avec un nouveau livre à la librairie Saint-Henri. Faites un petit détour par le magasin adorable Peridot. Passez au marché Atwater pour lunch sur le pouce. Et pour finir, rendez-vous au Bota Bota avec votre nouveau livre.
De rien pour la paix d’esprit absolue que vous allez débloquer après ça.
On fait ça tout de suite. Merci de nous avoir reçus, Jade.
Avec plaisir. Revenez quand vous voulez!